[Sahîh al-Boukhârî] Mariage de Aïsha avec le Prophète

Mariage de Aïsha avec Muhammad

Mariage de Aïsha avec Muhammad

Référence :

Sahîh al-Boukhârî

Livre 63 : Le livre des vertus des ansâr

Bâb  44 : Le mariage du Prophète avec Aïsha, l’arrivée de celle-ci à Médine et la consommation de cette union

Hadîth :  3894

Sanad :

Farwa Ibn Abî al-Maghrâ m’a rapporté que ‘Alî Ibn Moushir (al-Qourachî al-Koûfî) nous a rapporté selon Hichâm (Ibn ‘Orwa) selon son père (‘Orwa Ibn az-Zoubayr) selon Aïsha qui dit:

Matn en français :

Le Prophète m’a épousé (demandé ma main qui lui fut accordée) alors que je n’avais que six ans.

Nous sommes arrivés à Médine. Les Banî al-Hârith Ibn Khazraj nous ont hébergés. Je tombai fiévreuse au point d’en perdre les cheveux. Puis mes cheveux repoussèrent densément jusqu’à couvrir mes épaules.

Ma mère, Oumn Roûmân, vint me trouver alors que je jouais à la balançoire avec des amies. Elle m’appela énergiquement ! J’allai la trouver sans savoir ce qu’elle me voulait ! Elle me prit par la main et m’accompagna jusqu’au seuil de la porte : je haletai encore ! Après un certain temps je repris mon souffle. Elle prit un peu d’eau, me lava le visage et les cheveux et m’emmena à l’intérieur !

Des femmes ansâr etaient là ! « Bien, baraka et bonne chance ! » dirent-elles.

Ma mère me laissa entre leurs mains et elles arrangèrent mon aspect. Je fus surprise quand le Prophète arriva au milieu de la matinée ! Elles me remirent entre ses mains. J’avais alors neuf ans, dit Aïsha (la mère des croyants) !

Matn en arabe :

حَدَّثَنِي فَرْوَةُ بْنُ أَبِي الْمَغْرَاءِ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ تَزَوَّجَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا بِنْتُ سِتِّ سِنِينَ، فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَنَزَلْنَا فِي بَنِي الْحَارِثِ بْنِ خَزْرَجٍ، فَوُعِكْتُ فَتَمَرَّقَ شَعَرِي فَوَفَى جُمَيْمَةً، فَأَتَتْنِي أُمِّي أُمُّ رُومَانَ وَإِنِّي لَفِي أُرْجُوحَةٍ وَمَعِي صَوَاحِبُ لِي، فَصَرَخَتْ بِي فَأَتَيْتُهَا لاَ أَدْرِي مَا تُرِيدُ بِي فَأَخَذَتْ بِيَدِي حَتَّى أَوْقَفَتْنِي عَلَى باب الدَّارِ، وَإِنِّي لأَنْهَجُ، حَتَّى سَكَنَ بَعْضُ نَفَسِي، ثُمَّ أَخَذَتْ شَيْئًا مِنْ مَاءٍ فَمَسَحَتْ بِهِ وَجْهِي وَرَأْسِي ثُمَّ أَدْخَلَتْنِي الدَّارَ فَإِذَا نِسْوَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فِي الْبَيْتِ فَقُلْنَ عَلَى الْخَيْرِ وَالْبَرَكَةِ، وَعَلَى خَيْرِ طَائِرٍ‏.‏ فَأَسْلَمَتْنِي إِلَيْهِنَّ فَأَصْلَحْنَ مِنْ شَأْنِي، فَلَمْ يَرُعْنِي إِلاَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضُحًى، فَأَسْلَمَتْنِي إِلَيْهِ، وَأَنَا يَوْمَئِذٍ بِنْتُ تِسْعِ سِنِينَ‏.

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